Simples


Simples

Simples

Il y a les tisanes à l’eau chaude, et il y a la version plus charpentée. Quitte à se détendre et se réchauffer, nous avons une légère préférence pour la seconde.

Ça semblait simple de prime abord, puisque le domaine faisait déjà pousser beaucoup d’herbes aromatiques pour ses huiles essentiels et eaux florales, mais il n’a pas fallu moins de 10 ans de recherches et un nombre substantiel d’essai, d’heures d’assemblages et de maturation pour arriver à « Simples », qui porte le nom des « bonnes herbes » d’antan à défaut d’être un adjectif adapté.

Tilleul, Thym, sarriette génépi, mélisse, menthe des montagnes, agastache, fleurs de mélèze, sauges, la liste est longue, mais toutes les plantes (130) ont été macérées dans notre eau-de-vie bio et maison, dans autant de dames-jeannes, pour qu’après la sélection finale, un fut de 300 litres en fut rempli. Seul la perfection le méritait, il n’y en eu qu’un.

L’esprit des pères chartreux nous a guidé en partie, mais le reste incombe au palais des dégustateurs, aux heures qui passent et à la qualité d’ un peu de sucre bio, des plantes sauvages ou cultivées, inévitablement biologiques.
100 bouteilles sont extraites du tonneau chaque année, pas plus.  Attention, produit rare !


Notes de dégustation

Simples Cazottes

Robe

Elle nous offre une robe topaze clair. Elle est brillante. Les reflets platine et or irisent ses plis.


Nez

Le 1er nez le 2ème nez sont à la confluence d’autres liqueurs. Au nombre desquelles on peut reconnaître : Eau de mélisse des Carmes Boyer, la Chartreuse, l’Abbaye de Montserrat, la Bénédictine, l’Izarra, le Lillet, Verveine du Velay et bien d’autres.

Après une très longue aération les nez s’orientent vers des senteurs de biscuiterie : spéculoos, pain d’épices, Gaufre de Lille, etc…

  • Écorces d’agrumes (citron, orange, cédrat, doigts de Bouddha)
  • Plantes (mélisse, angélique, muguet, cresson, citron, marjolaine, primevère, sauge, romarin, lavande, armoise, sarriette, camomille romaine, thym, tilleul, génépi, menthe des montagnes, fleurs de mélèze, agastache, origan, serpolet, romarin, basilic, cerfeuil, estragon, livèche, sarriette, laurier-sauce, fenouil)
  • Épices (coriandre, cannelle, girofle, muscade, anis vert, fenouil, santal, racine d’angélique, racine de gentiane)

Bouche

Dès l’attaque on est en présence d’une osmose entre les amers et la liqueur qui serviront de piédestal à la matière. Les amers jouent le rôle de la structure en haubanant l’ensemble. Quant à la liqueur reprend le rôle du piédestal. L’un verticalisant la matière et l’autre l’horizontalisant.

Tous les éléments (plantes) s’ordonnent comme une fondue-enchainée, mais conservant leur singularité. L’alcool jouant le rôle l’élément à clairevoie permettant à l’ensemble d’être structurée et souple.

La finale nous offre une musicalité surprenante dans un registre agitato et andante. Elle nous rappelle la scène d’anthologie du film ‘‘Crossroads’’ (1986) du duel de guitares avec son apothéose dans l’interprétation du 5ème caprice de Paganini.

Donnant l’impression d’un flux et reflux.

Accords Gastronomiques

La première utilisation qui peut en être faite ressemble à celle de l’Elixir de la Grande Chartreuse. Le monde des cocktails pourrait être, aussi, son terrain de jeux.